Épicondylite
L’épicondylite latérale, ou tennis elbow, est une tendinopathie affectant le tendon du court extenseur radial du carpe, situé à l’insertion sur l’épicondyle latéral de l’humérus.
Qu’est-ce que l’épicondylite ?
Elle résulte généralement d’une surutilisation répétée ou d’efforts excessifs de l’avant-bras, rencontrée aussi bien chez les sportifs que chez les personnes effectuant des gestes professionnels répétés. La pathologie est parfois liée à des micro-déchirures tendineuses ou à des troubles biomécaniques de la zone.
Quels sont les symptômes ?
Les symptômes incluent une douleur mécanique localisée à l’extérieur du coude, souvent irradiant vers l’avant-bras et le poignet, amplifiée par la flexion contrariée ou l’extension du poignet et la préhension forcée. Un examinateur perçoit une douleur intense à la palpation de l’épicondyle, et parfois une faiblesse du poignet. L’évolution peut durer de plusieurs mois à deux ans si non traitée.
Diagnostic et traitement
Le diagnostic repose principalement sur l’examen clinique (test de Thompson, palpation), complété par une échographie ou une IRM si l’on suspecte une fissure tendineuse.
Les radiographies peuvent mettre en évidence des calcifications ou une arthrose associée, bien que souvent normales.
Traitement
Le traitement conservateur, appliqué en première intention sur une durée de 6 à 12 mois, comprend :
Repos relatif et modification des gestes ou du matériel (ergonomie).
Kinésithérapie ciblée : massages transverses profonds, exercices excentriques d’étirement et renforcement.
Attelle ou orthèse de coude en journée ou nuit selon les douleurs.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens et infiltration de corticoïdes à visée antalgique ponctuelle.
D’autres méthodes comme les injections de PRP ou ondes de choc peuvent être proposées en cas de chronicité.
La chirurgie est envisagée après plus de 6 à 12 mois de traitement inconclusif. Les techniques comprennent la ténotomie percutanée ou ouverte de l’insertion tendineuse, voire l’arthroscopie pour réaliser un débridement (+ stimulation osseuse). Ces interventions permettent une récupération progressive, souvent en quelques semaines avec rééducation personnalisée.
Le Dr Christophe Bosch, expert en chirurgie du membre supérieur à Nîmes, propose une approche innovante pour les cas réfractaires d’épicondylite : des infiltrations de PRP guidées par échographie. Cette méthode utilise le propre sang du patient, concentré en plaquettes riches en facteurs de croissance, pour favoriser la cicatrisation tendineuse et réduire durablement la douleur, comme le montrent plusieurs études comparatives offrant des résultats cliniquement supérieurs aux alternatives classiques à long terme.